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Chasse à l’arc avec les Hadzabés

La tribu des Hadzabés est un des derniers groupes de chasseurs cueilleurs au monde. Ils vivent depuis plus de 40 000 ans sur les rives du lac Eyasi en Tanzanie, une région isolée de la vallée du Rift.

Ce sont près de 300 individus qui continuent à vivre de la même manière que leurs ancêtres : sans élevage, sans culture, sans possession et sans abri permanent. Ils se contentent de prélever à la terre, uniquement ce dont ils ont besoin pour vivre. Dans cette organisation empirique, chacun a finalement un rôle très précis. Se nourrissant principalement de baies, de racines et de fruits prélevés par les femmes, les Hadzabés pratiquent régulièrement la chasse à l’arc pour varier leur régime alimentaire.

Accompagnée d’un guide parlant leur dialecte (un langage qui ressemble à la langue à clic des Bushmen du Kalahari), j’ai pu assister à une de leurs sorties en forêt, en quête de gibier.

hadzabe

 

La fabrication des flèches

Il faut d’abord fabriquer plusieurs flèches droites et solides. Là encore, on se contentera de ce que nous offre notre environnement : le plumage d’oiseaux attrapés lors de chasses précédentes, des tiges biens droites et surtout un savoir-faire ancestral permettront d’accomplir cette tâche. Quelques tests sont effectués pour s’assurer que le matériel est au point avant de se lancer.

fabrication des flèches - hadzabé - tanzanie

 

La chasse commence

Nous entrons paisiblement dans une forêt où seul le bruit des oiseaux et des singes vient perturber un calme absolu. Les Hadzabés me semblent très sereins, ils me donnent l’impression de partir en balade comme je partirais en balade le dimanche en famille.

hadzabé-forêt

Puis le groupe s’organise, un des chasseurs brandit son arc et la première flèche est lancée. Le rythme monte d’un cran : certains courent et tentent d’anticiper le déplacement de la cible pour la récupérer. D’autres se positionnent, prêts à lancer une seconde flèche au cas où la première n’aurait pas suffit.

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Ce ne sera pas nécessaire, la première flèche aura été la bonne et l’animal tombe rapidement de sa branche. Celui que j’avais à peine aperçu était en fait un singe. Les Hadzabés sont très heureux de leur première prise qui annonce une belle partie de chasse. D’autres suivront, toujours avec la même précision, les chasseurs ne ratent pas leurs cibles.

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Nous ne sommes pas dans la forêt depuis très longtemps, mais le nombre de proies semble convenir à tous : tous les animaux qui ont été tués doivent être mangés rapidement, il n’est donc pas nécessaire de continuer.

Un repas entre chasseurs Hadzabés

Avant de rentrer, les chasseurs allument un feu pour cuire une partie de leur butin et se nourrir, le reste sera apporté à leurs familles. Encore une fois, on fait avec ce que nous offre notre environnement : quelques brindilles, branches et surtout une technique d’allumage par friction pleinement maîtrisée.

allumage-feu-friction

Le retour au village se fait aussi paisiblement qu’à l’aller, les chasseurs en profitent pour se désaltérer à un point d’eau.

Arrivés au village, Je leur révèle une surprise : j’ai apporté dans ma valise un magazine français. Dans ce magazine figure un reportage sur eux. Les Hadzabés sont très heureux de voir que leur style de vie nous intéresse autant.

Une journée bien remplie en Tanzanie, au bord du lac Eyasi, un jour ordinaire pour la tribu des Hadzabés, mais inoubliable pour moi.

Une expérience de Patricia

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